Impôt sur la fortune immobilière : « avantageux pour les propriétaires » affirme Nicolas Schimel

L’annonce de la prochaine transformation de l’ISF en IFI a fortement déplu aux propriétaires immobiliers qui se sont sentis floués et désavantagés. Un dirigeant d’entreprise tente pourtant de démontrer, dans une tribune médiatique, que ce futur impôt ne présente que des avantages pour les investisseurs dans la pierre.

Nicolas Schimel est aujourd’hui consultant financier, mais il a assuré, auparavant, les postes de Président de l’Union Financière de France et de DG d’Aviva France. Il vient de publier dans Les Echos une tribune où il affirme que « l’IFI ne présente que des avantages pour les propriétaires ».

Bien entendu, en préambule, il est nécessaire de dire que la formule la plus avantageuse aurait été la suppression pure et simple de l’ISF, sans remplacement à la clé. Mais puisque l’IFI devrait être mis en place, le dirigeant a comparé les deux formules : l’imposition de son patrimoine immobilier intégré à l’ISF et son imposition dans un futur IFI.

A défaut de ne pas voir l’immobilier sortir, comme les produits financiers, de cet impôt sur la fortune, l’IFI apparaît plus avantageux que l’ISF pour les biens immobiliers.

De fait, indique-t-il, « l’impôt ne changeant pas dans sa structure (mêmes seuils, barèmes et taux) et l’assiette imposable diminuant, l’impôt de tous les assujettis actuels à l’ISF sera donc demain plus faible. L’immobilier sera demain moins taxé qu’hier. Exemples.

Un ménage parisien (les « A ») possède un patrimoine de 2,5 millions d’euros dont 1,5 million d’immobilier en résidence principale (valorisée donc à 1,05 million d’euros). Il paye 7.750 € d’ISF, soit un taux d’imposition de son patrimoine de 0,31 %. Avec la réforme, sa base passant en dessous du seuil de taxation, il ne paye plus d’impôt. Il a donc gagné 0,31 % d’imposition… sur sa fortune immobilière.

Leurs cousins de Nice (le couple « B »), sont, eux, à la tête de 5 millions d’euros dont 2 millions pour la villa qu’ils habitent et 500.000 € pour un pied à terre à Paris. Avant la réforme, ils payent un ISF de 29.870 €, soit un taux de 0,59 %. Après la réforme, l’impôt passe à 6.700 €, ce qui représente un taux de 0,26 % si on le rapporte au seul immobilier. Ce ménage a donc gagné 0,33 % d’impôt… sur son immobilier.

Certes les « B » ont moins gagné sur leur patrimoine immobilier que sur leur patrimoine mobilier. Ils sont aussi « moins bien traités » que leur voisin qui aurait eu le même patrimoine en actions et que leur cousins « A » qui sont maintenant exonérés.

Ils pourraient avoir la perception d’être « perdants » dans une réforme « injuste » qui ajouterait l’IFI au « poids des charges » sur l’immobilier « chèrement acquis ».  Mais pour autant, comme 100 % des ménages assujettis aujourd’hui à l’ISF, la réalité est que demain leurs biens immobiliers seront moins imposés, de même qu’ils ne le seront pas plus pour ceux qui ne le paient pas aujourd’hui. »

Un monsieur qui préfère voir le verre à demi plein que le verre à demi vide…

 

Patrick Chappey – © 2017 Gererseul.com

julien

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