Le salon de la copropriété aujourd’hui et demain à Paris

Paris accueillera, aujourd’hui et demain, au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, le salon de la copropriété (Gestion et Patrimoine Immobilier) qui réunira des experts du secteur.
L’occasion de rappeler aux investisseurs immobiliers que le contrôle des charges de copropriété est tout aussi important que l’attention donnée au bon déroulement du bail de location.

C’est une évidence : rien ne servirait d’administrer de façon optimale le bail de son logement (avec l’aide de gererseul !), sans faire également attention, le cas échéant, à la gestion de la copropriété, dans son ensemble.

Les charges de copropriété étant en forte augmentation, ces dernières années, il s’agit de les regarder de près. Attention ! L’idée n’est pas de chercher, a priori, à éviter tous ces coûts, mais, plus raisonnablement, de se demander s’ils sont réellement justifiés et de contrôler leur éventuelle inflation.

Premier travail, donc, du bailleur rigoureux : étudier la liste de chacune des prestations correspondant aux postes de charges et se demander si toutes sont indispensables à la vie de la copropriété. On peut s’apercevoir, par exemple, que certains contrats sont inutiles : un contrat de maintenance de l’interphone (100 € /an) alors que ce dernier ne tombe en panne que tous les 5 ans (prix de l’intervention : 200 €) peut être supprimé ; Un contrat lié à l’entretien des espaces verts peut être renégocié à la baisse après proposition de changement de l’architecture de ces espaces dans le but de les rendre moins difficiles à entretenir ; Un contrat d’entretien des parties communes peut, dans le même ordre d’idées, être renégocié à la baisse avec un rythme de nettoyage bihebdomadaire (parfois amplement suffisant) et non plus quotidien… D’autres exemples peuvent être trouvés pour réduire la note, tout en gardant un service de qualité.

Deuxième travail du bailleur : vérifier que la facture des prestations indispensables correspond bien au prix de marché et que les partenaires de la copropriété sont régulièrement remis en concurrence avec appels d’offres en bonne et due forme.

Troisième travail du bailleur : vérifier que tout est mis en œuvre pour maintenir la valeur de la copropriété. Si l’on peut parfois, à juste titre, refuser certaines propositions de travaux « non indispensables », on peut, à l’inverse, en suggérer d’autres. La conservation en bon état de la résidence dans laquelle on détient un logement loué est indispensable si l’on veut, lors de la revente, espérer faire une plus-value. Sortir son chéquier pour payer certains travaux de rénovation est un investissement rentable.

Un sondage de gererseul avait montré, l’été dernier, que 53% des propriétaires bailleurs étaient prêts à payer plus cher leur syndic si celui-ci engageait une politique active d’abaissement des charges de copropriété. Un autre investissement rentable !

Patrick Chappey – © 2013 Gererseul.com

 

cathy

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