Les charges de copropriété ont augmenté 2 fois plus vite que l’inflation en 1 an…

La dernière étude de l’Association des responsables de copropriété (ARC) démontre, une fois encore, que les charges de copropriété pèsent de plus en plus lourd.

Une mauvaise nouvelle pour les investisseurs immobiliers qui assistent à une érosion lente mais continue des rendements. Sont-ils totalement impuissants face à cette courbe descendante ? Non ! Si les bailleurs ne peuvent rien faire contre certains paramètres responsables de la baisse de la rentabilité immobilière (impôts locaux, travaux liés aux contraintes règlementaires…), ils disposent d’une marge de manœuvre concernant les charges de copropriété !

+ 2 % en un an

 Créé en 2007, OSCAR, l’Observatoire des charges de copropriété de l’ARC, a rendu ses conclusions pour 2019. Et, comme chaque année, le constat est sans appel. Les charges de copropriété ont encore progressé entre 2018 et 2019 : + 2 % soit deux fois plus que l’inflation générale calculée par l’INSEE.

Poste de charge Evolution 2018/2019 Poids du poste de charge
Chauffage 0 28,7 %
Gardiennage + 2,2 % 20,1 %
Entretien + 2 % 14 %
Electricité + 5 % 2 %
Frais de gestion + 4 % 12,5 %
Eau froide + 1 % 8,9 %
Ascenseur + 2 % 5,8 %
Assurance + 6 % 6,4 %
Parking + 2 % 1,4 %
Total + 2%

En moyenne, les charges de copropriété coûtent 50 € / m² / an à chaque copropriétaire. Par exemple, pour un logement de 50 m², les charges annuelles atteignent 2.500 €, soit 208 € / mois.

L’évolution comparée des charges de copropriété et de l’inflation depuis 2000 montre que les charges ont augmenté de 70 % (soit 3,7 % en moyenne par an) par rapport à l’an 2000, alors qu’elles n’auraient augmenté que de 24 % (1,3 % en moyenne par an) si elles avaient évolué selon le niveau de l’inflation.

Comment faire baisser les charges de copropriété ?

Cette progression peut toutefois être freinée, si ce n’est stoppée. De nombreuses expériences le prouvent ; Lorsque les propriétaires s’investissent dans la gestion de la copropriété, les choses s’améliorent.

La mission « réduction des coûts » passe par plusieurs actions :

  • Communiquer avec les autres copropriétaires pour déterminer le mode de gestion le plus intéressant : toute copropriétédoit être administrée par un syndic de copropriété, qui peut être professionnel, coopératif ou bénévole. Opter pour un modèle coopératif ou bénévole – si les conditions s’y prêtent (il faut trouver des copropriétaires prêts à y consacrer du temps) – permet déjà de réduire les coûts de gestion et de reprendre le contrôle total sur son immeuble.

Bon à savoir : des plateformes de gestion de copropriété telles que Matera mettent à disposition des syndics coopératifs un espace de communication dédié aux copropriétaires et aux locataires. Le président-syndic peut ainsi diffuser toutes les informations nécessaires (intervention d’un prestataire, réunion d’information, etc.).

  • Montrer au syndic professionnel – si tel est votre choix – que l’on va s’impliquer activement dans la gestion de la résidence et le mettre à contribution pour cette recherche de réduction des charges ;
  • Faire un audit des coûts et passer en revue chaque poste de charges pour trouver des solutions : reportez-vous à notre fiche Comment faire baisser ses charges de copropriété ?. En plus de l’amélioration des équipements existants, la renégociation régulière des contrats est payante. L’ARC souligne que le poste « assurance » a bondi de 6 % en un an : faîtes jouer la concurrence !

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