Installation électrique : les bailleurs doivent garantir la sécurité, pas forcément un réseau aux normes

Un récent sondage sur le diagnostic électrique (obligatoire pour louer) a montré que 6 propriétaires sur 10 réalisent des travaux après la découverte d’anomalies.
L’occasion de vous rappeler les règles en la matière : vous êtes responsable de la sécurité de vos locataires, certes, mais n’avez nullement l’obligation de « normaliser » l’installation.

Le sondage est signé par l’association Promotelec et il a été réalisé fin 2019, soit prés de 2 ans après l’obligation faite aux bailleurs de réaliser ce diagnostic électrique.

L’étude montre d’abord que plus d’1 installation sur 4 présentait des risques pour la sécurité des locataires. Parmi les anomalies relevées le plus souvent : du matériel électrique vétuste, l’absence de dispositif de détection des fuites de courant et le non-respect des règles d’installation de matériels électriques dans une salle d’eau.

Le sondage note aussi que les bailleurs ont conscience de leurs responsabilités puisqu’ils sont 63 % à réaliser des travaux visant à remédier aux anomalies détectées. Et parmi les 37 % restants, 2 sur 10 déclarent avoir l’intention d’en réaliser.

De manière générale, le diagnostic électrique atteint donc son objectif, indique Promotelec, en permettant la mise en sécurité de la majorité des installations électriques.

« Mise en sécurité » est le mot juste. Revenons sur ce concept car beaucoup de bailleurs se font prescrire par certains électriciens une mise aux normes de l’installation. Si celle-ci peut se révéler judicieuse (notamment pour accroître la valeur du bien, en vue d’une revente), sachez qu’elle n’est pas du tout obligatoire. Ce qui vous est demandé est simplement de garantir la sécurité du locataire et, donc, de mettre fin, le cas échéant, aux anomalies qui représentent un danger. N’hésitez donc pas à engager des travaux, pas forcément très coûteux, en période de taux d’intérêt des crédits travaux immobiliers au plancher !

Enfin, l’association indique souhaiter une amélioration dans l’information donnée aux locataires puisque seuls 53 % d’entre eux déclarent avoir reçu ce diagnostic pourtant obligatoire (et fourni avec d’autres diagnostics du Dossier de Diagnostic Technique) avant signature du contrat de location.

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