De multiples possibilités en matière de bail s’offrent aux propriétaires qui souhaitent louer à des étudiants : baux classiques nus ou meublés, bail étudiant de 9 mois, bail mobilité, colocation ou encore location d’une chambre dans la résidence principale.
Chaque formule répond à des règles juridiques précises qu’il est indispensable de maîtriser en 2026 afin de sécuriser la relation locative.
L’été reste la période clé de recherche de logements pour les étudiants qui ont validé leur inscription dans une école ou une université. Si le niveau du loyer demeure un critère essentiel, les étudiants sont également attentifs à la durée du contrat, aux conditions de résiliation, à l’ameublement du logement et à la stabilité juridique du bail proposé.
Du côté des bailleurs, la location étudiante conserve de nombreux atouts, notamment une forte demande dans les zones universitaires
et un risque d’impayés souvent limité grâce aux dispositifs de garantie.
Ces avantages sont détaillés dans notre dossier Louer à des étudiants : bonne ou mauvaise idée ?
Le bail étudiant non meublé
Le contrat de location non meublée correspond au bail classique régi par la loi du 6 juillet 1989. D’une durée minimale de trois ans, renouvelable tacitement, il s’applique quel que soit le statut du locataire, étudiant ou non.
Cette formule peut convenir à un étudiant engagé dans des études longues ou souhaitant s’installer durablement dans une ville universitaire. En pratique, ce type de bail concerne principalement les logements de type deux-pièces ou familiaux. En revanche, il offre peu de souplesse au bailleur, notamment pour récupérer le logement à court terme.
Le bail étudiant meublé d’un an
La location meublée constitue aujourd’hui la formule la plus répandue pour loger des étudiants. Le bail meublé classique est conclu pour une durée d’un an avec reconduction tacite.
Le logement doit respecter la liste réglementaire de mobilier définie par le décret du 31 juillet 2015, toujours en vigueur en 2026. Le locataire peut donner congé à tout moment avec un préavis d’un mois, tandis que le bailleur reste soumis aux règles classiques de congé prévues par la loi.
Le bail étudiant meublé de 9 mois
Le bail étudiant de 9 mois est une forme spécifique de bail meublé réservée exclusivement aux étudiants. Sa particularité réside dans le fait qu’il n’est pas reconductible automatiquement et qu’il prend fin à l’issue des neuf mois sans formalité particulière.
Cette formule est particulièrement adaptée aux villes universitaires situées dans des zones touristiques. Elle permet au bailleur de récupérer son logement à l’issue de l’année universitaire et, le cas échéant, de l’exploiter en location saisonnière, sous réserve du respect des règles locales.
Le bail mobilité
Créé par la loi ELAN, le bail mobilité reste pleinement applicable en 2026. D’une durée comprise entre un et dix mois, il s’adresse notamment aux étudiants, stagiaires et personnes en formation. Il concerne exclusivement les logements meublés.
Le bail mobilité ne permet pas la perception d’un dépôt de garantie et ne peut pas être reconduit. Il offre en revanche une grande souplesse contractuelle. Les modalités complètes sont détaillées dans notre dossier Bail mobilité : ce qu’il faut savoir
La colocation étudiante
La colocation séduit de nombreux étudiants, à la fois pour réduire le coût du logement et pour des raisons de convivialité. Elle est strictement encadrée par la loi ALUR, qui impose des règles spécifiques en matière de solidarité et de répartition des loyers.
Le bailleur peut opter pour une colocation à bail unique ou pour des baux multiples, chaque solution ayant des conséquences juridiques différentes en cas de départ d’un colocataire.
Louer une chambre de sa résidence principale à un étudiant
Louer une chambre de sa résidence principale à un étudiant constitue une solution économique très recherchée. Cette pratique peut générer un complément de revenus et, sous certaines conditions de loyers et de surface, bénéficier d’une exonération fiscale.
Le logement doit respecter les critères de décence et les règles spécifiques applicables à ce type de location,détaillées dans notre dossier Louer une partie de sa résidence principale : droits et obligations du propriétaire
La résiliation du bail étudiant en 2026
En 2026, les règles de résiliation sont clairement établies. En location meublée, y compris pour les étudiants, le locataire peut mettre fin au bail à tout moment en respectant un préavis d’un mois. Le bail étudiant de 9 mois prend fin automatiquement à son terme, sauf conclusion d’un nouveau contrat.
Le congé doit être notifié par lettre recommandée, acte de commissaire de justice ou remise en main propre contre récépissé, conformément à la loi du 6 juillet 1989.
Rédiger un bail étudiant conforme
Un bail étudiant doit comporter l’ensemble des mentions obligatoires prévues par la réglementation : identité des parties, description du logement, durée du bail, montant du loyer et des charges, dépôt de garantie le cas échéant et diagnostics techniques obligatoires.
L’utilisation d’un modèle de bail à jour permet de sécuriser la relation locative, d’anticiper la fin du contrat et de limiter les risques de litige entre le bailleur et l’étudiant.
