Aide rénovation 2025 : montants, conditions, cumul et nouveautés

En 2025, le paysage des aides à la rénovation s’organise autour de MaPrimeRénov’ — par gestes, rénovation d’ampleur et copropriété — des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), de l’éco-PTZ pouvant atteindre 50 000 €, de la TVA réduite à 5,5 % ainsi que des aides locales.

L’une des particularités majeures de l’année concerne le parcours “rénovation d’ampleur”, réservé aux logements classés E, F ou G et rouvert depuis le 30 septembre 2025. Ce dispositif vise des bouquets de travaux permettant de gagner au moins deux classes DPE, avec un quota national limité à 13 000 dossiers et une priorité accordée jusqu’au 31 décembre 2025 aux ménages très modestes. L’accompagnement par un Mon Accompagnateur Rénov’ reste obligatoire.

Quelles aides à la rénovation en 2025 ?

MaPrimeRénov’ par gestes finance les travaux unitaires : isolation, ventilation, chauffage performant, remplacement des menuiseries et autres opérations techniques. Les montants dépendent des revenus du ménage et des travaux sélectionnés. MaPrimeRénov’ Copropriété reste également ouverte pour les opérations sur parties communes, portées par le syndicat.

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Le parcours “rénovation d’ampleur”, quant à lui, cible les passoires énergétiques E-F-G. Il impose un audit, un accompagnement professionnel et la réalisation de plusieurs gestes d’isolation. Les taux d’aide 2025 sont mis à jour depuis la réouverture de septembre.

À ces dispositifs s’ajoutent les primes CEE, mobilisables jusqu’au 31 décembre 2025, souvent cumulables avec MaPrimeRénov’ et l’éco-PTZ. Ce dernier peut couvrir le reste à charge jusqu’à 50 000 € selon les travaux engagés. La TVA réduite à 5,5 % complète l’arsenal des aides, tout comme les dispositifs locaux mis en place par certaines collectivités.

Nouveautés 2025 : ce qui change

La réouverture du parcours “rénovation d’ampleur” au 30 septembre 2025 marque un recentrage important sur les logements très énergivores. L’éligibilité est restreinte aux logements E, F ou G, avec un gain énergétique minimal exigé de deux classes, impliquant au moins deux gestes d’isolation.

Les taux d’aide sont désormais de 80 % pour les ménages très modestes, 60 % pour les modestes, 45 % pour les intermédiaires et 10 % pour les revenus supérieurs. Le plafond des dépenses prises en compte est fixé à 30 000 € pour un gain de deux classes ou 40 000 € pour un gain d’au moins trois classes.

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L’éco-PTZ est renforcé, permettant un financement jusqu’à 50 000 € sur 20 ans, notamment pour couvrir le reste à charge des dossiers MaPrimeRénov’. Le dispositif des CEE se poursuit jusqu’à fin 2025, avec des contrôles renforcés et certaines bonifications encore actives.

Enfin, l’année 2026 annoncera un recentrage des monogestes, avec la suppression de plusieurs travaux subventionnables, à l’exception de certains gestes prioritaires comme l’isolation des combles ou l’installation de poêles biomasse.

Conditions d’éligibilité des aides 2025

Les aides concernent les logements à usage d’habitation utilisés comme résidence principale. Elles s’adressent aux propriétaires occupants, aux propriétaires bailleurs et aux copropriétés selon des règles précises. En copropriété, l’éligibilité exige notamment une majorité de résidences principales et l’immatriculation de l’ensemble au registre national.

L’un des critères essentiels pour la rénovation d’ampleur est l’état énergétique du bien : seuls les logements E, F ou G peuvent y prétendre. Les opérations par gestes sont plus larges et concernent également les logements moins énergivores.

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Les travaux doivent être réalisés par une entreprise RGE, avec devis et factures conformes. Le démarrage doit respecter la chronologie imposée par chaque dispositif, notamment pour MaPrimeRénov’ où l’accord doit parfois être obtenu avant toute signature de devis.

Montants et plafonds des aides en 2025

Pour le parcours “rénovation d’ampleur”, l’aide couvre un pourcentage du montant HT des dépenses éligibles : 80 %, 60 %, 45 % ou 10 % selon la catégorie de revenus. Les plafonds sont de 30 000 € ou 40 000 € selon le gain énergétique obtenu. Un écrêtement s’applique pour respecter le plafond maximal de subventions publiques.

Pour les rénovations par geste, les barèmes varient selon l’opération : isolation, changement de menuiseries, ventilation, chauffage, remplacement d’un chauffe-eau. Le simulateur officiel Mes Aides Réno permet d’obtenir une estimation personnalisée.

L’éco-PTZ finance le reste à charge avec des plafonds adaptés au nombre de gestes réalisés. Les CEE dépendent quant à eux de la zone climatique, du type de travaux et du fournisseur d’énergie choisi.

Cumul des aides : règles essentielles

Le cumul est possible entre MaPrimeRénov’, les CEE, la TVA réduite, l’éco-PTZ et les aides locales, à condition de ne jamais financer deux fois une même dépense. MaPrimeRénov’ ajuste automatiquement son montant si l’ensemble des aides dépasse le plafond autorisé.

L’éco-PTZ, étant un prêt, ne compte pas dans le calcul de surfinancement. Il reste donc l’outil le plus simple pour compléter un plan de financement et réduire fortement le reste à charge.

Exemples de cumul

Cas 1 – cumul sans écrêtement

Pour 24 000 € de travaux, un ménage modeste peut percevoir 14 400 € de MaPrimeRénov’, 1 800 € de CEE et 1 000 € d’aide locale, laissant 6 800 € de reste à charge finançable en éco-PTZ.

Cas 2 – écrêtement

Pour 30 000 € de travaux, si les aides cumulées dépassent le plafond d’aides publiques autorisé — 80 % dans cet exemple — alors MaPrimeRénov’ est ajustée à la baisse pour respecter le seuil.

Conseils pratiques pour éviter les refus

Il est recommandé d’obtenir une lettre d’engagement CEE avant le dépôt MaPrimeRénov’, de ne pas démarrer les travaux avant les autorisations, et de veiller à la cohérence technique entre l’audit, les devis et la demande d’aide. En copropriété, la coordination entre les différentes sources d’aides est essentielle pour éviter un double financement d’un même poste.

Cas particuliers : bailleurs et copropriétés

Les bailleurs peuvent accéder aux aides MaPrimeRénov’, mais le parcours d’ampleur reste prioritairement réservé aux ménages très modestes jusqu’à fin 2025. Le cumul des aides “par gestes” est plafonné à 20 000 € sur cinq ans.

L’éco-PTZ reste accessible aux bailleurs sous condition d’usage en résidence principale. La réglementation interdit d’ailleurs progressivement la location des passoires : depuis 2023 pour les logements dépassant 450 kWh/m²/an, et à horizon 2034 pour tous les biens classés E ou moins.

Pour les copropriétés, MaPrimeRénov’ Copro finance jusqu’à 45 % des travaux selon les gains énergétiques. Les conditions incluent un minimum de résidences principales dans l’immeuble et une copropriété régulièrement immatriculée.

Travaux éligibles : par gestes ou rénovation d’ampleur

Travaux par geste

Ils concernent les opérations ponctuelles : isolation, ventilation, chauffages décarbonés. Le DPE n’est pas obligatoire pour déposer un dossier en 2025. Le cumul avec les CEE reste autorisé, sous réserve d’écrêtement éventuel.

Rénovation d’ampleur

Ce parcours impose un gain minimal de deux classes DPE et la réalisation d’au moins deux gestes d’isolation. Il permet une prise en charge importante du coût total, jusqu’à 80 %, dans la limite des plafonds fixés. Les CEE ne doivent pas être demandés séparément : l’Anah les intègre automatiquement.

Ce dispositif est particulièrement adapté aux logements très énergivores dont les propriétaires souhaitent réduire drastiquement la consommation tout en limitant le reste à charge grâce à l’éco-PTZ.

 

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