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Le calendrier annuel du propriétaire bailleur : toutes les échéances

Révision du loyer, déclaration de revenus, charges, assurance, taxe foncière, CFE du meublé : voici les échéances d’un bailleur, rangées mois par mois. Chaque point renvoie vers la règle utile, en location nue comme en meublé.

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Le calendrier annuel du propriétaire bailleur : toutes les échéances

Un bail se signe une fois, mais il se gère toute l’année. Entre la sortie de l’indice IRL pour la révision du loyer, les impôts, les charges et l’attestation d’assurance, un bailleur qui ne note rien finit par découvrir ses échéances en ouvrant son courrier, souvent trop tard pour en tirer le meilleur. Ce calendrier propriétaire bailleur range ces rendez-vous dans l’ordre où ils arrivent, pour que vous puissiez les inscrire une bonne fois dans votre agenda. Il vaut pour un logement loué vide comme pour un meublé : quand la règle diffère, elle est dite sur place. Et pour la régularisation des charges locatives, la plus technique de ces échéances, une page dédiée détaille la marche à suivre.

En bref : un bailleur a des échéances à chaque saison : révision du loyer au début de l’année, déclaration de revenus au printemps, régularisation des charges et assurance l’été, taxe foncière à l’automne, cotisation foncière pour le meublé en décembre. Cet échéancier les range mois par mois, avec la règle propre au nu et au meublé.

La révision du loyer ne se fait que si le bail la prévoit

Le loyer ne bouge pas tout seul. La révision du loyer n’est possible que si une clause du bail l’autorise : sans clause, aucune hausse en cours de bail, même si l’indice a progressé. Quand la clause existe, la révision joue chaque année à la date fixée par le bail ou, à défaut, à la fin de chaque année du contrat. La hausse est plafonnée à l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL), que l’Insee publie chaque trimestre, vers la mi-janvier, la mi-avril, la mi-juillet et la mi-octobre.

L’erreur la plus fréquente tient au temps : si vous ne demandez pas la révision dans l’année qui suit la date prévue, vous êtes réputé y avoir renoncé pour l’année écoulée. Demandée dans le délai, elle prend effet à la date de votre demande, pas avant. Autre garde-fou à connaître : pour un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique, la révision est interdite depuis le gel instauré par la loi Climat et résilience. Notez dans votre agenda la date anniversaire du bail et l’indice de référence qui y figure, vous aurez le calcul en deux minutes.

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Au printemps, la déclaration de revenus dépend du régime, nu ou meublé

L’administration fiscale publie chaque année son calendrier de déclaration, avec une ouverture au printemps : c’est la date à surveiller, plutôt qu’un jour fixe. Ce qui change tout, c’est le régime de votre location. Un logement loué vide relève des revenus fonciers, au micro-foncier ou au régime réel, et seul ce dernier passe par la déclaration 2044. Un logement loué meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux, au micro-BIC ou au régime réel, avec sa propre déclaration complémentaire. Ne mélangez jamais les deux : le déficit foncier et la 2044 concernent le nu seulement.

Le printemps est aussi le bon moment pour faire un point sur l’occupation du logement. Une pièce sous-louée sans votre accord écrit, un hébergé qui s’installe, un colocataire qui part : ces situations se règlent mieux en avril qu’en octobre, il faut penser à la trêve hivernale.

Les charges à régulariser et l’assurance à redemander

Une fois les comptes de l’année précédente connus, la régularisation des charges compare les provisions versées par le locataire aux dépenses réelles. Elle est annuelle dès lors que le bail prévoit des provisions. Le décompte par nature de charges doit être communiqué au locataire un mois avant la régularisation, et les justificatifs restent à sa disposition pendant six mois. Si la régularisation n’a pas été faite avant la fin de l’année civile qui suit celle où les charges étaient exigibles, le locataire peut demander à payer par douzièmes. Mieux vaut donc ne pas la reporter au dernier moment.

Profitez de la même période pour redemander l’attestation d’assurance. Le locataire doit justifier de son assurance à la remise des clés, puis chaque année à la demande du bailleur : c’est l’une des obligations du locataire que le bail rappelle. Une demande écrite, avec une date de réponse, vous protège. Si le locataire ne répond pas, une mise en demeure vient en second, et le bail peut prévoir une clause résolutoire pour ce défaut.

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En octobre, la taxe foncière revient, une partie se récupère

L’avis de taxe foncière arrive à la fin de l’été, avec une date limite de paiement située à la mi-octobre, légèrement plus tardive en cas de paiement en ligne. La date exacte est imprimée sur l’avis : c’est elle qui compte. Le propriétaire reste redevable de la taxe même si le logement est loué. La mensualisation, quand elle a été demandée, étale la dépense sur l’année et évite le pic de trésorerie d’octobre.

Gardez un réflexe : la taxe d’enlèvement des ordures ménagères figure sur cet avis et fait partie des charges récupérables auprès du locataire. Le reste de la taxe foncière, lui, reste à votre charge.

Mettez la ligne « TOM » de côté au moment où vous recevez l’avis, soit le locataire la règle comptant soit vous l’avez prévu dans les provisions et dans ce cas, vous l’ajouterez lors de la régularisation annuelle des charges.

Octobre est aussi le mois où l’Insee publie l’indice du troisième trimestre, à utiliser si votre bail s’y réfère pour la révision.

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De novembre à mars, la trêve hivernale et les congés à anticiper

La trêve hivernale court du 1er novembre au 31 mars : pendant cette période, l’expulsion d’un locataire ne peut pas, en principe, être exécutée. La procédure peut avancer et la dette de loyer continue d’exister, mais le bailleur doit anticiper : un impayé constaté à l’automne se traite avec une mise en demeure, pas avec l’espoir d’une sortie rapide.

C’est aussi l’occasion de regarder les dates de fin de bail. Un congé donné par le bailleur, pour reprise, pour vente ou pour motif sérieux, doit respecter un préavis de six mois en location vide et de trois mois en location meublée à titre de résidence principale. Un congé envoyé trop tard ne produit pas son effet à la date voulue et le bail se poursuit. Inscrivez dans votre calendrier la date limite d’envoi, pas seulement la date de fin.

En décembre, la cotisation foncière concerne surtout le meublé

Le loueur en meublé exerce une activité commerciale, ce qui peut le rendre redevable de la cotisation foncière des entreprises. L’avis arrive en fin d’année et le paiement tombe à la mi-décembre. Des exonérations existent, par exemple pour certaines locations d’une partie de la résidence principale : l’avis et le service des impôts des entreprises disent si elles s’appliquent à votre cas. En location nue, un particulier n’est en principe pas concerné.

Le tableau des échéances, avec les textes qui les fondent

PériodeÉchéanceRégime concerné
Janvier à décembreRévision du loyer sur l’IRL, si une clause existeNu et meublé
PrintempsDéclaration de revenus fonciers ou de revenus de location meubléeNu : revenus fonciers.
Meublé : BIC
Ou Frais réels
ÉtéRégularisation des charges et attestation d’assuranceNu et meublé
Mi-octobreTaxe foncière, dont la part récupérable, la taxe ordures ménagèresNu et meublé
1er novembre au 31 marsTrêve hivernale, congés à anticiperNu et meublé
Mi-décembreCotisation foncière des entreprises, selon l’avisSurtout meublé

Questions fréquentes

Quand le propriétaire bailleur peut-il réviser le loyer ?

Seulement si le bail contient une clause de révision. Elle joue à la date fixée par le bail ou, à défaut, à la fin de chaque année du contrat, dans la limite de l’indice de référence des loyers. Un logement classé F ou G reste exclu.

À quelle date faut-il payer la taxe foncière ?

La date limite figure sur l’avis de taxe foncière et se situe à la mi-octobre, avec quelques jours de plus pour un paiement en ligne. Le propriétaire reste redevable même si le logement est loué, mais la taxe d’ordures ménagères peut être récupérée sur le locataire.

Le bailleur doit-il régulariser les charges chaque année ?

Oui, dès lors que le bail prévoit des provisions sur charges. Le décompte est communiqué au locataire un mois avant la régularisation, et les justificatifs restent consultables six mois. Sans régularisation avant la fin de l’année civile suivante, le locataire peut demander à payer par douzièmes.

La déclaration de revenus est-elle la même en location nue et meublée ?

Non. Un logement loué vide relève des revenus fonciers, au micro-foncier ou au réel, tandis qu’un logement meublé relève des bénéfices industriels et commerciaux, au micro-BIC ou au réel. Le calendrier de déclaration est publié chaque année par l’administration fiscale, au printemps.

Un calendrier tient s’il reste simple et sous vos yeux

La plupart des mauvaises surprises d’un bailleur viennent d’un oubli de date, pas d’une règle difficile. Recopiez le tableau dans votre agenda, avec un rappel un mois avant chaque échéance, et ajoutez-y les deux dates propres à votre bail : la date de révision et la fin du contrat. Si votre bail est récent, c’est quinze minutes d’organisation pour toute l’année. Et si l’une de ces obligations de propriétaire bailleur vous bloque, reprenez la rubrique correspondante : le calendrier dit quand agir, les pages détaillées expliquent comment.

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