L’Insee a publié le 15 octobre 2026 l’indice de référence des loyers du 3e trimestre : 148,06, soit +1,57 % sur un an. Si votre bail retient ce trimestre comme référence, la révision loyer IRL 2026 peut donc se calculer dès maintenant, à condition de respecter l’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989, qui encadre strictement cette hausse. Voici comment procéder, exemple chiffré à l’appui.
En bref : l’IRL du 3e trimestre 2026 vaut 148,06, contre 145,77 un an plus tôt, soit +1,57 %. Vous pouvez en tenir compte seulement si votre bail contient une clause de révision et si le logement n’est pas classé F ou G. La hausse court à partir de votre demande.
Que change l’indice du 3e trimestre 2026 pour votre loyer ?
L’indice de référence des loyers (IRL) suit l’évolution des prix à la consommation, hors tabac et hors loyers. L’Insee le publie chaque trimestre, et la loi plafonne la hausse annuelle de votre loyer à la variation de cet indice. Pour le 3e trimestre 2026, il s’établit à 148,06 en France métropolitaine, contre 145,77 un an plus tôt. Des valeurs distinctes existent pour la Corse et les départements d’outre-mer : si votre logement s’y trouve, reportez-vous aux chiffres publiés par l’Insee.
Cette variation de 1,57 % est un plafond, pas un automatisme. Sur un loyer de 1 000 €, elle représente au maximum 15,71 € de plus par mois. Pour replacer cette hausse dans le cadre général, consultez les règles d’augmentation annuelle du loyer : la révision reste une faculté du bailleur, jamais une obligation.
À lire : Qui peut bénéficier de la garantie Visale d’Action Logement en 2026 ?Votre bail doit contenir une clause de révision, sinon aucune hausse n’est possible
La loi n’autorise la révision que si le contrat la prévoit. Relisez donc votre bail et cherchez une clause de révision annuelle indexée sur l’IRL. Sans cette clause, la publication de l’Insee ne change rien pour vous : vous ne pouvez pas augmenter le loyer en cours de bail, même de quelques euros. Ce raisonnement vaut pour une résidence principale louée vide comme meublée.
La clause précise en général l’indice de départ et le trimestre à utiliser. Gardez ce document sous les yeux pour suivre la marche à suivre pour réviser un loyer : tout part de ce que votre bail écrit, pas de ce que vous pensiez avoir convenu à la signature. Si la rédaction vous paraît ambiguë, mieux vaut la faire relire avant de réclamer une hausse.
La date de révision et le trimestre de référence déterminent les indices à comparer
Votre bail fixe une date de révision, soit une date convenue, soit la date anniversaire de la signature ou de la prise d’effet. Il mentionne aussi le trimestre de référence de l’IRL. Si ce trimestre est le troisième, vous comparez le nouvel indice, 148,06, à celui qui sert de base au loyer actuel : en cas de révision régulière chaque année, c’est l’indice du 3e trimestre 2025, soit 145,77. Le plus sûr est de reprendre la formule écrite dans votre bail, qui désigne l’indice de départ.
Un oubli a un prix. Si vous ne manifestez pas votre volonté de réviser dans l’année qui suit la date de révision, vous êtes réputé avoir renoncé à la hausse pour l’année écoulée. Si cela vous est déjà arrivé, rattraper une révision oubliée n’est possible que dans des limites strictes, que cette page détaille.
À lire : Chauffage collectif : quelles obligations pour le bailleur en 2025 ?Les logements classés F ou G sont exclus de toute révision
Depuis le 24 août 2022, la loi Climat gèle les loyers des logements classés F ou G au diagnostic de performance énergétique (DPE). Concrètement, vous ne pouvez pas appliquer la révision à un logement noté F ou G, quel que soit l’indice publié. Avant d’envoyer votre courrier, vérifiez donc la classe inscrite sur le DPE de votre logement.
Si le diagnostic est absent ou ancien, faites-le mettre à jour avant de demander la hausse : sans classe connue, vous ne pourrez pas montrer que le gel ne s’applique pas à votre logement. Cette vérification prend quelques minutes et vous évite une demande contestable.
Comment calculer la révision loyer IRL 2026 avec un exemple de loyer à 650 € ?
La formule tient en une ligne : nouveau loyer = loyer actuel × nouvel indice ÷ ancien indice. Prenons un loyer de 650 € hors charges, avec le 3e trimestre pour référence : 650 × 148,06 ÷ 145,77 = 660,21 €. La hausse atteint 10,21 € par mois, soit 122,52 € sur douze mois. Arrondissez le résultat au centime.
Le tableau ci-dessous applique la même formule à d’autres loyers, hors charges.
À lire : Rénovation énergétique en copropriété en 2026 : règles, fonctionnement et points de vigilance pour les copropriétaires| Loyer actuel | Nouveau loyer maximal | Hausse mensuelle |
|---|---|---|
| 500 € | 507,85 € | 7,85 € |
| 650 € | 660,21 € | 10,21 € |
| 800 € | 812,57 € | 12,57 € |
| 1 000 € | 1 015,71 € | 15,71 € |
Ces montants supposent que 145,77 est bien l’indice de départ de votre bail. Si votre trimestre de référence est différent, refaites le calcul avec les valeurs qui vous concernent : la publication de l’Insee du 15 octobre 2026 donne l’indice du trimestre en cours, et les indices antérieurs sont consultables sur le même site.
Comment demander la révision, et à partir de quand le nouveau loyer s’applique-t-il ?
Pour garder une preuve de la date de votre demande, privilégiez la lettre recommandée ou la remise en main propre contre récépissé. Indiquez dans votre courrier l’ancien et le nouvel indice, la formule, le nouveau loyer et la date d’effet souhaitée. Joignez le détail du calcul : le locataire pourra le refaire lui-même.
La hausse prend effet à compter de la demande, sans rétroactivité. Si vous écrivez en novembre, le loyer révisé s’applique à partir de cette demande, pas pour les mois déjà écoulés. La fiche de Service-Public sur la révision annuelle du loyer détaille la procédure et propose un exemple de calcul comparable.
Que faire si le locataire conteste le calcul ?
Gardez une trace de chaque échange et répondez par écrit en reprenant la clause du bail, les deux indices et la formule. Refaites le calcul avec le locataire : une erreur d’indice ou d’arrondi est la cause la plus simple d’un désaccord. Si le différend persiste, la commission départementale de conciliation, gratuite, peut être saisie avant toute action en justice.
L’article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989 sur Légifrance reste votre référence : relisez-le avant de répondre. Pour ne pas oublier une date de révision d’une année sur l’autre, un outil de gestion locative comme celui de Gererseul peut aussi vous aider à suivre vos échéances.
Questions fréquentes
L'Insee a publié le 15 octobre 2026 un IRL de 148,06 pour la France métropolitaine, contre 145,77 au 3e trimestre 2025. La hausse sur un an est de 1,57 %. Elle sert de plafond à la révision des loyers dont le trimestre de référence est le troisième.
Non. La révision annuelle suppose une clause du bail qui la prévoit. Sans elle, vous ne pouvez pas appliquer l'IRL en cours de bail, quel que soit l'indice publié. Relisez votre contrat et cherchez la clause avant de calculer quoi que ce soit.
Non. Depuis le 24 août 2022, la loi Climat interdit d'appliquer la révision aux logements classés F ou G au DPE. Le loyer est gelé tant que le logement reste dans ces classes, même si votre bail contient une clause d'indexation.
La hausse prend effet à compter de la demande du bailleur, sans rétroactivité. Si vous ne demandez pas la révision dans l'année qui suit sa date, vous êtes réputé y avoir renoncé pour l'année écoulée. Mieux vaut donc écrire sans tarder au locataire.
Avec le 3e trimestre pour référence, 650 × 148,06 ÷ 145,77 donne 660,21 €, arrondi au centime. La hausse est de 10,21 € par mois, soit 122,52 € sur l'année. Ce montant est un plafond : vous pouvez demander moins.
Ce qu’il faut retenir avant d’envoyer votre demande
Trois vérifications, dans cet ordre : votre bail contient-il une clause de révision, la date de révision est-elle atteinte, le DPE du logement est-il hors F et G ? Si les trois réponses sont positives, la révision loyer IRL 2026 se calcule avec les indices 148,06 et 145,77, puis se demande par écrit.
Si l’une des trois conditions manque, mieux vaut ne rien réclamer plutôt que d’exposer votre courrier à une contestation. Si elles sont toutes remplies, vous pouvez envoyer votre demande en quelques minutes : le calcul ne demande que deux indices et une multiplication.



